Cela commence par un cadeau.Quelqu'un l'achète pour quelqu'un qu'il aime.Une boîte, un ruban, un prix qui a tout d'une aubaine.Celui qui le reçoit le déballe, s'en met dans le cou, sourit.Les dix premières secondes, un faux sent comme l'original.Il ne se voit qu'après. Comme tous les mensonges.
Ce flacon ne porte pas de signature.Personne ne sait qui l'a rempli, avec quoi, dans quelle pièce.Personne ne répond des solvants, des métaux, des mains qui l'ont fermé.Celui qui l'a acheté n'est pas complice : il est la première victime.Un faux, c'est exactement cela : un objet dont personne ne répond.Et la légalité, c'est exactement l'inverse : quelqu'un qui y met son nom.
J'ai passé vingt-sept ans à apprendre le parfum d'une chose vraie.Aujourd'hui, je m'en sers pour reconnaître les fausses.Pas au flair : avec une méthode qui tient devant un tribunal.C'est de là que naît Forensis Lab.Un lieu où entre un doute et d'où sort une preuve.Ou la parole honnête qu'il n'y en a pas.
Nous ne signons pas ce que nous n'avons pas eu entre les mains.Nous n'adoucissons pas une conclusion pour celui qui paie.Nous n'empruntons pas d'uniformes.Nous ne faisons pas d'un doute une accusation.Parce qu'une signature ne vaut que si celui qui l'appose répond de ce qu'il dit.Et nous, nous répondons.
La légalité n'est pas un mot d'apparat.C'est une chose qui se fait avec les mains :on ouvre une boîte, on lit un code de lot, on compare, on signe.Elle s'enseigne à l'école, avant que l'on achète.Elle se défend à un comptoir de vente, à une frontière, dans une salle d'audience.Personne ne fête un faux qui n'a pas été acheté. Nous, si.
La légalité a un parfum reconnaissable entre tous.
Nous le reconnaissons, nous le protégeons, nous le défendons.
Alessandro Pette · Fondateur